La Bhagavad Gîtâ

A la fois guide de sagesse et récit cosmologique, la Bhagavad-Gîta est l'un des principaux textes sacrés de l'Inde, avec les Vedas et les Upanishad.


La Bhâgavad Gîta, "le Chant de Dieu", en sanscrit, est actuellement considérée comme l'un des textes les plus importants de l'Hindouisme. En Occident, c'est probablement le plus connu et le plus diffusé. Il constitue la partie centrale du grand poème épique "Mahabharat", homologue à la Bible des Hébreux.
La littérature sacrée hindoue est extrêmement abondante et compte au moins 250 000 vers. Quant au Mahabharat, il compte 100 000 vers qui rapportent une histoire guerrière datant de 1500 ans avant l'ère chrétienne. Il aurait été écrit par Ganesh, le dieu du savoir et de la vertu. Plus récente, la Bhâgavata Gîta compte plus de 700 vers et semble dater d'environ 2000 ans.



Extraits

La Bhagavad Gîtâ
"C'est par l'activité des qualités constitutives de la nature qu'en toute occasion les actes s'accomplissent. Mais si elle se laisse égarer par le moi factice, l'âme pense qu'elle en est l'agent. Cependant, celui qui connait la double série des qualités constitutives et des actes se rend compte qu'il s'agit simplement d'une action des qualités sur les qualités; en conséquence il ne s'y attache pas.

Egarés par les qualités de la nature, les hommes ordinaires s'attachent aux activités de ces qualités. Faibles, ils n'ont de la vérité qu'une connaissance parcellaire."
(III, 27,28,29)


La Bhagavad Gîtâ
La Bhagavad-Gîtâ est le sixième livre du Mahâbhârata qui en compte dix-huit. C'est un poème symbolique, également de dix-huit chants, écrit par le poète Vyâsa dont on ignore où et quand il vécut. La Bhagavad-Gîtâ s'achève avant le combat. La bataille de Kurukshetra reprend ensuite jusqu'à la victoire totale des Pandavas, et Krishna quitte alors la région de Dvârakâ. Entré en méditation dans la forêt, Il y est frappé au talon par la flèche de Jâras, un chasseur qui l'avait pris pour un daim. Son esprit se sépare de son corps terrestre qui reste longtemps sans sépulture. Ses ossements furent retrouvés et recueillis plus tard, et ces reliques sont vénérées à Puri. Le sculpteur divin Vishvakarma représenta alors Krishna sous la forme de Jagannâtha ce qui signifie "Le Seigneur de l'Univers".

La légende dit que le sculpteur fut dérangé dans son travail qui demeura une ébauche grossière. C'est ainsi que les images les plus sacrées de l'hindouisme sont aussi les plus étranges, les plus simples et les moins figuratives du symbolisme hindou. Or, nous savons combien l'art de cette culture est précieux, délicat et raffiné. La simplicité de cette représentation est donc évidemment voulue et chargée de sens. Il est probable qu'en réalité, les Hindous ne veulent donner à leur divinité suprême aucune figuration anthropomorphe. Dans une mythologie très polythéiste, cela est tout à fait étonnant. C'est que le mythe de Krishna ne s'aborde pas vraiment avec l'intellect mais surtout avec le coeur. Ceci nous ouvre un large et nouveau champ de méditation sur la signification profonde du mythe.


Vendredi 30 Avril 2010
Fabienne-Shanti DESJARDINS

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