La littérature indienne ou les littératures de l'Inde

L’Inde demeure un continent littéraire mal connu, malgré la percée internationale exceptionnelle de ses écrivains de langue anglaise au cours des deux dernières décennies. Certes, tout le monde ou presque a entendu parler de Salman Rushdie, de Narayan, d’Anita Desai, d’Amitav Ghosh et d’Arundhati Roy, pour ne citer que les écrivains anglophones indiens les plus connus. "Les enfants de minuit "de Rushdie, "Le Dieu des petits riens" de Roy sont devenus des classiques de la littérature mondiale, après avoir longtemps figuré dans les listes des « best-sellers » internationaux. Mais peu de gens savent que l’essentiel des productions littéraires indiennes se fait dans les 21 grandes langues régionales. Les plus importantes en terme de locuteurs sont le hindi (300 millions de locuteurs), le télougou (60), le bengali (55), le tamoul (50), le marathi (45), l’ourdou (36), le goujerati (36), le kannada (30), le malayalam (29), le punjabi (25), l’oriya (20) et l’assamais (15). Beaucoup de ces langues sont dépositaires de riches et anciennes traditions littéraires, notamment la littérature tamoule dont les premières oeuvres datent du début de l’ère chrétienne



Histoire de la littérature indienne moderne et les grands courants littéraires


Dérivées pour la plupart du sanskrit (langue de culture de l’Inde antique), les langues et les littératures vernaculaires indiennes ont connu des périodes fastes tout au long de l’époque médiévale( XIIe-XVIIe siècles) et ont donné des chefs d’oeuvre inspirés du mysticisme et de la spiritualité. Il s’agissait essentiellement de la poésie dévotionnelle et religieuse(Bhakti) qui, si elle était souvent écrite, a été perpétuée par la mémoire collective qui la transmettait oralement de génération en génération.
C’est au contact avec l’Europe, avec ses penseurs et ses livres, qu’est né le courant moderne dans les lettres indiennes au tournant du 19e siècle.
Cette modernité se manifeste d’abord dans la littérature bengalie dont les auteurs ont été exposés très tôt à l’influence occidentale du fait du choix du Bengale par les Anglais comme centre administratif de leur empire naissant. La ville de Calcutta, qui sera la capitale de l’Inde britannique jusqu’en 1912, accueillera les premiers établissements scolaires dispensant un enseignement de type occidental. Ceux-ci forment une nouvelle élite indienne dont sont issus les écrivains qui vont renouveler la littérature bengalie en y injectant de nouvelles idées, mais aussi en important des formes telles que l’ode, le sonnet, le vers libre, et surtout le roman et la nouvelle.

A la fin du 19e siècle déjà, le Bengale possédait une littérature de premier plan avec ses romanciers, ses nouvellistes et ses poètes qui avaient su domestiquer les formes d’essence occidentale et en avaient fait le support éloquent du bouillonnement social et intellectuel que connaissait alors leur vieux pays aux prises avec les forces de la modernité. L’œuvre multidimensionnelle de Tagore qui se situe aux confluents de l’Inde et de l’Universel, du séculier et du spirituel et qui sera couronnée par le prix Nobel de littérature en 1913, est le produit emblématique de ce qu’il est convenu d’appeler la « renaissance bengalie ».

La Renaissance Bengalie


Cette interaction constante et profonde entre les différents imaginaires linguistiques constitue une dimension capitale de l'environnement intellectuel dans lequel évolue l'écrivain indien contemporain. La grande visibilité internationale des auteurs anglophones, leur renommée grandissante, a pour effet d'occulter cette réalité-là, en laissant entendre que seule la production littéraire indienne de langue anglaise serait moderne et les littératures régionales indiennes, ne l’étant pas, serait une donc irrecevables. Rien n'est moins vrai. Sur un plan chronologique déjà, la modernisation du langage et des formes littéraires dans les lettres régionales a précédé l'émergence d'une littérature indienne originale en anglais. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, alors que l'anglophonie indienne n'en était encore qu'à ses premiers balbutiements, la première littérature moderne est apparue au Bengale sous l'effet d'un formidable mouvement de réforme sociale et de renouveau culturel.

Ce mouvement né de la rencontre des lettrés bengalis avec les idées occidentales du progrès, de la liberté de l'individu et de l'humanisme a profondément transformé la société bengalie et renouvelé sa littérature. Composée jusqu'alors d'un corpus de chants dévotionnels et religieux, celle-ci est devenue au contact des chefs-d'œuvre occidentaux une littérature laïque, délicieusement subversive, à l'image de la bourgeoisie bengalie naissante, éduquée dans des écoles et des universités de type occidental et engagée dans une interrogation créatrice des bases religieuses et féodales de sa société.

Les écrivains bengalis importent et domestiquent avec brio le vers libre, le roman, la nouvelle. TAGORE, issu de la haute bourgeoisie de Calcutta de la fin du XIXe siècle, est la figure emblématique de cette renaissance bengalie. Poète, romancier, dramaturge, essayiste, il a exprimé en bengali une vision du monde profondément ancrée dans sa culture, mais aussi étonnamment ouverte sur l'universel, «en dialogue avec le monde», critère que Rushdie et West ont érigé à juste titre en condition sine qua non de la modernité en littérature. Prix Nobel de littérature 1913, le poète de GITANJALI fut sans doute la première star d'une «world literature» avant la lettre.

A la suite du Bengale, les vents du renouveau ont soufflé sur toute l'Inde, vivifiant les esprits, modernisant ses principales langues et littératures. Celles-ci se sont affirmées et diversifiées depuis l'indépendance. Elles ont produit des écrivains brillants dont les œuvres ont profondément marqué les esprits au cours des cinquante dernières années. Certains de ces auteurs (Ananthamurthy, Kamala Das, Mahasweta Devi, Nirmal Verma) seront présents aux Belles Etrangères aux côtés des anglophones (Shashi Tharoor, Upamanyu Chatterjee). Ils ont en partage une fidélité profonde à la tradition du métissage entre l'Inde et le monde moderne qu'a incarnée la renaissance bengalie.

Le triomphe de la fiction


Si le courant moderniste est né au sein des lettres bengalies, il n’est pas resté confiné au Bengale. Au contraire, il s’est très vite répandu dans les autres centres culturels et intellectuels de l’Inde et a donné une impulsion décisive à la création littéraire dans les grandes langues indiennes.

Comme cela s’est passé pour la littérature bengalie, l’avènement de la modernité s’est caractérisé par la montée en puissance de la prose et par le triomphe de la fiction. Les premiers romans en hindi, en ourdou, en telougou, en tamoul, en malayalam, en goujerati ou en oriya datent tous de la seconde moitié du 19e siècle. Le genre de la nouvelle a connu une fortune extraordinaire dans toutes les littératures vernaculaires, c'est à dire avec leur dialecte, leurs langues originales.

Sous l’influence de Tagore qui l’avait empruntée aux Français à la fin du 19e siècle et l’avait popularisée au Bengale avant même que le genre ne s’impose en Angleterre, les écrivains indiens se sont emparés de cette forme de narration brève si contraire aux souffles longs du discours indien et l’ont adaptée avec brio aux urgences de la réforme sociale et de la résistance nationaliste contre le colonisateur qui ont été pendant la première moitié du 20e siècle les deux principales sources d’inspiration des littératures indiennes. C’est sans doute sous la plume des écrivains de l’école progressiste tels que Premchand (hindiphone), Manto (ourdouphone) et Ismat Chughtai (ourdouphone) qui ont dominé la scène littéraire indienne jusqu’à l’indépendance survenue en 1947, avec des thèmes tels que la misère sociale et l’oppression des femmes, que la nouvelle a atteint un sommet de perfection et d’expressivité jamais égalé depuis.

Avec l’indépendance, les littératures indiennes sont entrées dans une période de démocratisation et de désenbourgeoisement, comme le confirment la prise de parole par les femmes au cours des dernières décennies ou l’irruption des écrivains « dalits » ou « opprimés », terme par lequel ces écrivains d’origine intouchable aiment se désigner. La subversion est entrée dans les moeurs. br>
Rien n’illustre mieux cette tendance à la subversion, à la parodie que le mouvement des « digambara kavulu » (poètes nus) dont la poésie érotique, riche en images sexuelles et rythmée de vocables obscènes a profondément secoué, au tournant des années 70, l’élitisme ambiant de l’Inde profonde. La provocation des poètes « digambara » allait jusqu’à faire lancer leurs premiers recueils par des tireurs de pousse-pousse, des plongeurs de bouis-bouis et... des prostitués. Imaginez un peu la tête des brahmanes comme il faut de Hyderabad , de Bombay ou de Delhi...!

Une littérature vivante en anglais


Mais, en Inde, l'anglais est aussi devenu le support d'une tradition littéraire riche qui a donné des romanciers et des poètes de grande envergure tels que R.K. NARAYAN, Anita DESAI et A.K. RAMANUJAM, et puis bien sûr le grand Rabindranath TAGORE. Cette littérature indo-anglaise connaît surtout depuis deux décennies une véritable explosion avec l'émergence d'une nouvelle génération d'écrivains particulièrement talentueux, conduite par le bouillant et dynamique Salman RUSHDIE. La vitalité de l'imagination de l'auteur des "Enfants de minuit" et sa pratique décomplexée de l'anglais ont ouvert les vannes d'une créativité littéraire aussi puissante qu'originale qui explique le succès que rencontrent aujourd'hui en Occident un Vikram SETH ("Un garçon Convenable"), un Rohinton MISTRY ("L'équilibre du Monde") ou une Arundhati ROY ("Le Dieu des Petits Riens") ou plus récemment encore Tarun Tejpal et son célébre "Loin de Chandigarth" veritable best-seller en 2006.

Le magazine Lire se posait la question suivante en 2002 : peut-on pour autant affirmer, comme l'ont écrit Salman RUSHDIE et Elizabeth WEST dans la préface de leur anthologie de la littérature indienne moderne, que «la littérature indienne de langue anglaise est sans doute la contribution la plus précieuse de l'Inde au monde des livres» et que c'est dans la langue du colonisateur qu'a été écrite «la littérature la plus authentiquement indienne au cours des cinquante premières années de l'ère postcoloniale»? La réponse que fait "Lire" est bien sûr que non! Cette affirmation, pour le moins péremptoire, en rappelle une autre. Celle de lord MACAULAY qui est passé à la postérite pour avoir déclaré qu' «une seule étagère de livres européens vaut toute la littérature de l'Inde et de l'Arabie». La loi de 1835 remplaçant le persan par l'anglais comme langue de scolarisation des petits Indiens porte d'ailleurs le nom de cet aristocrate britannique qui fut un haut fonctionnaire influent de l'administration coloniale de l'époque. Comme lui, par ses termes, Rushdie supprime d'un trait de plume des traditions littéraires souvent très anciennes, mais toujours vibrantes et dynamiques. -N'oublions pas par exemple que la littérature en langue tamoule est une des plus anciennes au monde avec 2000 ans d'âge. Les textes étaient souvent des récits apparentés à ce qu'on appelle actuellement des nouvelles- Ces traditions littéraires servent aussi d'une sorte de base arrière où se ressource l'imagination des écrivains anglophones qui, comme la plupart de leurs compatriotes, pratiquent au moins deux langues.

Ainsi, si on devait retracer la généalogie du « Dieu des Petits Riens » d'Arundhati ROY - récit d'amour interdit et tragique entre un intouchable et une femme «bien née» qui a ému des millions de lecteurs dans le monde -, on verrait que ce roman a partie liée avec Faulkner et avec Joyce, comme tant de critiques l'ont souligné, mais peut-être plus encore avec la déferlante, dans les littératures régionales, de récits autobiographiques par des auteurs d'origine intouchable ou «dalit», « paria ».

Salman Rushdie lui-même a raconté comment il a découvert, après la publication de son livre culte Les enfants de minuit, qu'au moins trois écrivains, tous non-anglophones, avaient dans leur tiroir des projets de romans semblables, mettant en scène les tribulations magico-réalistes d'un enfant né à minuit tapant, le 15 août 1947.

La littérature dhalit


Les Dhalits, c'est ainsi qu'on appelle les intouchables dans le sud de l'Inde.

C’est sous l’impulsion donnée par ces intellectuels, dont B.R. Ambedkar, qui avait participé à la rédaction de la Constitution de l’Inde et que j'évoquais plus haut, que naquit dans la région de Bombay, dans les années soixante, la grande poésie dhalit en langue marathi (langue de la région de Bombay).



Par sa véhémence, son ton combatif, son recours systématique à un langage obscène, elle rompt avec la langue académique de la poésie indienne.
" Toi, fils de pute, parle comme nous/
Parle, je te dis/ (...)
Toi, l’imbécile, parle la langue correcte ",
écrit le poète dhalit, parodiant son maître brahmane qui interdit à l’élève intouchable de le toucher ou de boire de l’eau dans le même puits que ses camarades " bien nés ".

Cette poésie saisissante, sous la plume de ses écrivains les plus talentueux, tels que Namdeo Dhasal, célèbre la déchéance, la souillure et la mort :

Le soleil avait des fuites
Il s’éteignit dans l’étreinte de la nuit
alors je naquis, moi, sur le trottoir
Dans des guenilles des souillures de vermine
et orphelin je devins
Celle qui me donna naissance partit chez le père des cieux
Sous les passes des brutes rois du trottoir éreinté
Pour laver les ténèbres de son sari...
Conscients de la nécessité de créer un véritable dialogue poétique des opprimés à la manière des écrivains noirs américains, dont ils se sont beaucoup inspirés, les poètes dhalits ne se contentent pas de raconter ou proclamer leurs malheurs, mais utilisent la poésie pour marquer leur dissidence par rapport aux formes et aux canons de la littérature institutionnelle, opposant la liberté de leurs paroles aux contraintes de la tradition dominante.

Leurs textes sont aussi des récits de vie, des témoignages qui ont pris le relais de la première génération de poètes dhalits, qui se sont tus à la fin des années soixante-dix. À ce jour, plus d’une centaine de témoignages ont été publiés en marathi, en gujerati, en kannada et en tamoul.

En ce qui concerne la prose et le récit, deux oeuvres fondamentales sont à retenir.

L’œuvre la plus poignante est sans doute "Intouchable" de Narendra Jadhav (Fayard 2002), :
Cet ouvrage bouleversant que je viens de terminer de lire raconte l'histoire d' une famille de parias (intouchables) dans l’Inde contemporaine, celle de l'écrivain le maharashtrien Narendra Jadhav (de l'état du Maharastra, état de Bombay). Il y narre la vie de son père, y exprime sa révolte contre les hautes castes de son village, qui, de mèche avec la police, oppriment et affament les intouchables, relate sa fuite vers Bombay dans l’espoir de pouvoir y vivre dignement.
Il y parviendra grâce à sa rencontre avec le charismatique docteur Ambedkar, qui, tel un Moïse des temps modernes, tente de guider son peuple de persécutés et d’affamés - affamés surtout de reconnaissance de leur humanité - vers une société réellement démocratique et sans discrimination.
Il faut lire ce livre à la fois comme un document historique et comme le récit bouleversant du combat exemplaire et inégal d’un homme contre son destin, et les cruautés de la vie. Il ne peut laisser indifférent aucun lecteur.
Narendra Jadhav est le sixième enfant d'une famille 'dhalit' établie à Bombay au début des années 1950. Ecrivain de langue maternelle marathi, il est économiste de formation, a longtemps travaillé comme cadre dirigeant au FMI. Il est actuellement haut fonctionnaire au ministère des Finances du gouvernement indien.
Son récit, fondé sur une exceptionnelle documentation familiale, raconte une histoire vraie, celle d'une famille d'intouchables vivant dans l'ouest de l'Inde au XXe siècle. La famille d'intouchables dont il est question dans ce livre, comme je vous le disais plus haut c'est la sienne.

Un autre livre évoque la condition des intouchables, mais du point féminin, c'est "Sangati (l'assemblée), écrit par Bama Faustina. Ce livre est un témoignage fort, puissant et déchirant sur la condition terrible de la femme dhalit. Bama s'est d'ailleurs imposée au cours de la dernière décennie comme une voix authentique de l'oppression que subissent les femmes appartenant à la communauté des intouchables. (voir un petit descriptif du livre dans la rubrique " livres coup de Coeur")
Il existe aussi un formidable documentaire de 50 minutes, paru en 2001, et qui s'intitule "Amazons in saris" et qui raconte la douloureuse condition des dhalits.
Dans quelques films Bollywood très peu du reste), comme "Lagaan" (La prime), on évoque les intouchables comme membres de la communauté indienne à part entière, qu'il faut respecter en tant que tel, à travers un personnage secondaire qui dans le film tient une place importante dans l'équipe de joueurs de cricket indienne opposée à l'équipe des colons anglais, mais ceci n'est qu'une tentative très timide...Bollywood, n'est pas tant intéressée par leur sort.

Sources :
article de Gaëlle Fonlupt
note de fin du livre de Narendra Jadhav "L'intouchabilité, le système des castes et le docteur Ambedkar"
Wikipedia
Un article de Thirtankar Chanda L'aide précieuse de Lucie Gauthier, (fondatrice de l'association Terre Indienne qui aide les dhalits à se construire une meilleure vie) que je remercie ici, car elle m'a fourni beaucoup des documents que j'ai exploité ici.

Conclusion : Que signifie lire un roman indien ?


Avec tous ces créateurs d’imaginaire, la littérature indienne est une mousson exubérante qui mélange la fantaisie magique et baroque aux bonnes vieilles recettes de l’écriture de Balzac : d'un côté, des scénarios aussi impeccables que les gazons londoniens; de l'autre, un chaos d'images aussi bigarrées et hétéroclites que les souks de Calcutta... Et, partout, les mêmes obsessions: la littérature indienne est intimement liée à l'Histoire, elle reprend à son compte les grands débats sur la partition, la décolonisation, la menace intégriste, la misère, les conflits de castes et de classes, le désarroi d'une société qui a perdu ses anciens repères.

Lire un roman indien, c'est se frotter à cette intimité si charnelle, si unique, attachée à cette terre chamboulée qu'est l'Inde, la terre de Bharat. C’est aussi souder l'âme d'un peuple tourné vers l'invisible, nourri de merveilleux et de spirituel, c'est plonger dans la poussière du vécu tout en croisant les mythes éternels, c'est découvrir une prose qui déborde d'inventions formelles - ce que Rushdie a appelé la «chutneyfication de l'anglais». Mais c'est aussi le foisonnement des identités indiennes, par région, par langues...d'où des styles variés et souvent bariolés de traditions et de révoltes...

L'Inde? Un continent aux multiples visages, dont les romanciers observent les métamorphoses du haut de leurs tapis volants. Leurs voix mêlées n'ont pas fini de nous enchanter, même si elles sont souvent désenchantées.

Dimanche 28 Janvier 2007
Fabienne-Shanti DESJARDINS

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