R.K NARAYAN

Pour un numéro dédié à la littérature indienne, il était normal que je mette en exergue la personnalité d'un écrivain comme Rasipuram Krishnaswami Narayan, le pionnier du roman moderne indien en langue anglaise. Avec Tagore, il occupe une place à part dans l'histoire de la littérature indienne, mais aussi internationale puisqu'il est lu dans le monde entier...
Mais si Tagore incarne la littérature classique, Narajan est vraiment le père d' une littérature et d'une écriture moderne en Inde.
L’art de conteur de cet auteur hors pair, se positionne, en effet par rapport au roman réaliste européen, à l’origine du genre romanesque indien, mais aussi, dans la manière dont il a été reçu en Europe, par rapport à la littérature anglo-indienne qui avait tendu à faire de l’Inde le territoire de l’indicible, du spirituel innommable. Renouant dans ses romans avec une Inde réelle et quotidienne autant qu’avec le conte, R. K. Narayan propose une nouvelle Inde littéraire, dans une tradition romanesque débarrassée de la dictature de la réalité, qu’il est tentant pourtant de rapprocher de la conception indienne de la réalité comme illusion.
C'est ce qui fait de Narayan un grand écrivain, l'un des plus grands de l'Inde et d'ailleurs et la raison pour laquelle, encore une fois, j'ai voulu lui consacrer une page.



Son enfance et son éducation


R.K. Narayan (de son vrai nom Rasipuram Krishnaswami Narayanaswami) est né le 10 octobre 1907 à Madras (Tamil Nadu- sud est de l'Inde). Sa famille appartient à la caste des Brâhmanes, caste qui domine la vie publique, le service gouvernemental et l'éducation.

Le père de Narayan, un professeur d'école publique, est régulièrement muté dans des postes nouveaux et lointains. Par conséquent, le jeune Narayan est élevé par d'autres membres de sa famille. Ainsi en 1910, Narayan part chez sa grand-mère à Madras, avec quelques personnes dont deux de ses oncles, un singe (son animal de compagnie) et un paon. Sa grand-mère est une très bonne interprète des horoscopes ainsi qu'une marieuse affirmée, qui n'hésite pas à conseiller ses voisins sur les questions religieuses et astrologiques. C'est à cette époque qu'elle commençe à s'occuper de l'éducation de son petit-fils, en lui enseignant l'alphabet Tamoul, et les classiques de la littérature indienne.

En 1913, Narayan rentre dans une école primaire Luthériennne. A partir de là, il commence à parler et à lire en anglais. Plus tard, il devient un fervent lecteur de la littérature anglaise. Parmi ses auteurs favoris, on peut citer : Charles Dickens, Thomas Hardy, Walter Scott, les poètes romantiques ainsi que Shakespeare. Pendant les vacances d'été, Narayan rejoint sa famille dans les villages lointains où elle réside au fil des mutations de son père afin de le rencontrer. Ce sont ces villages (résumé en un seul) qui seront souvent le cadre des histoires racontées par Narayan dans ses romans.

Pendant ces moments là, il pouvait voir ses parents et s'amuser avec ses frères et sœurs (6 frères et 2 sœurs). Lorsque son père devint le directeur du lycée Maharaja à Mysore, le jeune garçon s'installe dans cette ville pour de bon afin d'être élève dans cette école et rapidement, il tombe amoureux de la beauté de cette ville bordée par des montagnes. A cette époque Narayan était un élève plutôt médiocre, comme il l'a avoué lui-même dans ses mémoires mais les professeurs furent très indulgents avec le fils du directeur.

En 1925, après le lycée, le jeune Narayan rate son premier examen d'entrée pour l'université, ce qui lui donne du temps libre. Il dévore alors les journaux littéraires anglais et américains, et commençe à écrire quelques histoires. Il les envoie à des maisons d'édition londoniennes, sans succès. En 1926, il réussit son examen d'entrée et étudie à l'université de Maharaja à Mysore (la période qu'il décrit dans son roman The Bachelor of Arts - "Le licencié es lettres" en français). Elève moyen, il passe la plupart de son temps à rêvasser, admirant la vue magnifique du paysage à travers la fenêtre de sa salle de classe. Il fallut cinq ans au lieu de quatre, à Narayan pour obtenir son diplôme.

Sa vocation d'écrivain et ses débuts


En 1925, après le lycée, le jeune Narayan rate son premier examen d'entrée pour l'université, ce qui lui donne du temps libre. Il dévore alors les journaux littéraires anglais et américains, et commençe à écrire quelques histoires. Il les envoie à des maisons d'édition londoniennes, sans succès. En 1926, il réussit son examen d'entrée et étudie à l'université de Maharaja à Mysore (la période qu'il décrit dans son roman The Bachelor of Arts - "Le licencié es lettres" en français). Elève moyen, il passe la plupart de son temps à rêvasser, admirant la vue magnifique du paysage à travers la fenêtre de sa salle de classe. Il fallut cinq ans au lieu de quatre, à Narayan pour obtenir son diplôme.

En 1930, il obtient enfin son diplôme universitaire en lettres et sciences humaines. Il est alors prêt à poursuivre de plus longues études, mais un ami le persuade que c'est en réalité le meilleur moyen de tuer sa passion pour la littérature. Convaincu, il retourne chez sa grand-mère (désormais à Bangalore) afin d'affiner sa plume. Grace aux efforts de son père, Narayan obtient un poste de professeur à Chennapatna. Ce fut une très courte et désastreuse expérience, qui le poussa, plus que jamais déterminé, à devenir écrivain. Après quelques petits boulots, Narayan travaille comme reporter pour "The Justice", un journal de Madras où il se spécialise dans les affaires de meurtres. Mais finalement il arrête ce travail pour se concentrer sur la fiction.

En 1935, Narayan publie son premier ouvrage, "Swami and Friends" (Swami et ses amis), une description fictive de son enfance. Après quelques difficultés à faire publier ses œuvres, il est alors aidé par le grand écrivain britannique Graham Greene, très vite fan de ses manuscrits, et qui le recommande à un éditeur de Londres. Les critiques sont élogieuses, mais les ventes plutôt mauvaises. Ce genre de choses se reproduisit pratiquement à chaque sortie de ses premiers romans, mais grâce aux recommandations de Greene, un nouvel éditeur lui donna une autre chance.

En 1937, le père de Narayan meurt. Du coup l'écrivain ne touche plus de pension et se retrouve avec des problèmes financiers. Narayan trouve alors un travail qui consiste à voyager à travers l'État de Mysore afin d'écrire un livre touristique pour le gouvernement local. Allant des bords de mers aux pics des montagnes, il visite les temples, la jungle et est très attentif aux légendes que les gens qu'il rencontre lui racontent. Son livre-guide est imprimé, mais les contrats qu'il avait signé pour cet emploi avaient été perdus et il ne fut jamais payé pour ce travail.

En 1939, un drame survient dans sa vie. Après des années de mariage heureux, sa femme meurt de la typhoïde. Bouleversé par cette tragédie (qu'il décrit dans son roman le plus autobiographique "The English Teacher"), Narayan essaye alors de contacter sa femme avec l'aide d'un médium, et il est alors plus préoccupé par le spiritualisme que par l'écriture...

Des années auparavant, à force de tourner et retourner les horoscopes, il avait su convaincre le père de celle dont il était tombé éperdument amoureux, qu'il ferait un bon époux pour sa fille. Rajam était devenue ainsi sa femme en 1933. Ils eurent une fille ensemble, Héma, et puis Rajam décéda, deux ans plus tard. L’écrivain racontera dans son roman , « le Professeur d’anglais », cette épreuve, la douleur, l’expérience de spiritisme qui suivit. Mais la vie va continuer, consacrée à sa fille, à l’amitié, à l’écriture.

En 1942, il devient rapidement l'éditeur de son propre journal littéraire, "Hindu Thought". Il publie une histoire absurde écrite par son propriétaire en échange d'une location, mais il abandonne quand il réalise qu'il est plus rémunérateur d'imprimer ses écrits dans d'autres magazines. En 1944, "The English Teacher" (Le professeur d'anglais) est publié et Narayan reprend sa carrière d'écrivain. Pendant des années, il continue d'écrire des romans et de petites histoires avec une visée un peu plus critique que ses autres romans. Narayan place ses personnages dans la ville de Malgudi, une version fictive de Mysore, où il examine les conflits intérieurs de ses héros ordinaires, appartenant en général à la classe moyenne. A noter que le style de Narayan utilise beaucoup le style indirect libre et se réfère aussi au style en vogue à l'époque en Angleterre, le "stream of consciousness" (inventé par Virginia Woolf), "le courant de la conscience" comme on l'appelle en français. Petit à petit, il se fait connaître à travers le monde et parvient à gagner une poignée de lecteurs fidèles.

En 1956, sa fille Hema se marie et part vivre avec son mari. Depuis ce jour, Narayan commence à voyager à l'étranger et il passe de longues périodes à New York. Il y publie son journal où il raconte le voyage qu'il a accompli. "My Dateless Diary", et les romans suivants sont publiés à New York. En 1976, il publie alors The Painter of Signs. Pendant ces années, il arrête de publier ses romans, mais il se consacre à d'autres projets ; comme son autobiography (My Days), des essais et des adaptations de poèmes épiques indiens, The Ramayana et le Mahabharata. En 1982, il est promu membre honoraire de l'académie américaine de l'institut d'Art et des Lettres. En 1992, c'est la publication de sa dernière œuvre, une nouvelle intitulée The Grandmother's Tale.

Le 13 mai 2001, R.K. Narayan meurt d'une complication cardio-vasculaire à Madras, la ville où il est né.

Petite Bibliographie et description de son style


Narayan peint une fresque de l'Inde quotidienne, pauvre mais jamais misérabiliste. Il y décrit les classes moyennes ou les intellectuels avec malice, tendresse et beaucoup d'humour. Ses personnages sont très attachants. En fait Narayan brille par sa capacité à bâtir des histoires simples et à animer des personnages souvant touchants. Lorsque l'on pénètre dans un de ses romans on referme difficilement le livre avant d'en être allé au bout.

Parfois autobiographiques, les romans et les nouvelles de Narayan sont essentiellement des chroniques de la vie indienne. A travers la quête identitaire de ses personnages principaux, dont les modèles ont été visiblement puisés dans la classe moyenne, l’auteur raconte la « marche forcée » de son pays vers la modernité, les bouleversements inévitables de moeurs et de manières de penser le monde. Ses experts-comptables, ses vendeurs de sucreries, ses peintres d’enseignes et ses guides, pour ne citer que ceux-là, incarnent les thèmes de mutation sociale, d’insécurité suscitée par le changement, thèmes qui rejoignent les préoccupations éternelles de l’homme sous quelque cieux que ce soit. En effet, le plus grand mérite de Narayan est peut-être d’avoir su créer des personnages universels, tout en les ancrant dans les réalités de l’Inde profonde.

Ecrivain complexe, Narayan se caractérise plutôt par un va-et-vient constant entre la géographie imaginaire et le réel, entre la tradition orientale du conte et le roman à l’occidental, entre la comédie des moeurs et la critique sociale. « Les romans de Narayan sont des comédies émouvantes, faisant penser à Tchekhov et sans équivalent dans la littérature anglaise », écrivait Graham Greene, admirateur inconditionnel du romancier indien. En effet, il s’agit pour Narayan moins de critiquer que de raconter la détresse des êtres, une détresse qu’il connaît bien à force d’avoir beaucoup souffert dans sa vie.

Editions en français:

• Un habile financier, Plon, 1961
• Le Mangeur d'homme, Acropole,1981
• Swami et ses amis, Acropole, 1983
• Le Licencié ès lettres, Acropole, 1985
• Le professeur d'anglais, Acropole, 1986
• Dans la chambre obscure, Acropole, 1987
• Le Guide, Belfond, 1990
• Sous le banian, Belfond, 1994
• Le Peinture d'enseignes, Belfond, 1994
• Mémoires d'un Indien du sud, Anatolia, 1994
• Le Conte de grand-mère, Belfond, 1996
• L' ingénieux Mr Sampath, Belfond, 1968


Un certain nombre de ces ouvrages a été réédité en collection de poche chez 10/18. "Le Guide" a obtenu le Prix international de l'Académie des Lettres de l'Inde.

Vous trouverez ci-dessous une sélection de quelques uns de ses livres à découvir et à lire.

Swami et ses amis

R.K NARAYAN
<font size=2> <br>Swami, écolier indien, a quatre bons copains Mani le costaud, un grand bon à rien, Samuel, dit le Pois, toujours prêt à rire, Somu, le responsable de la classe, et Sankar l'incollable ! Un nouveau, Rajam, va-t-il, sans le vouloir, brouiller tout le monde ?
Heureusement, il y a le cricket. Et l'équipe, ça passe avant tout ! C'est même ce qui complique la vie de Swami avec les profs et le directeur…



Mémoires d'un indien du sud

R.K NARAYAN

Dans "Mémoires d'un Indien du Sud", récit fourmillant de personnages singuliers et d'anecdotes, Narayan nous présente d'abord le petit garçon qu'il fut à Madras, puis le lycéen de Mysore, avant d'évoquer le moment où il sut pour la première fois qu'il était écrivain, et sa gloire naissante en tant qu'auteur des récits de Malgudi.

Tout imprégné des saveurs et des couleurs de l'Inde, ce livre met à nu l'esprit d'un des plus grands écrivains du siècle. L'image qu'il recrée de son enfance et de sa jeunesse en Inde est tout simplement délicieuse ; elle nous offre le portrait remarquablement honnête d'un écrivain, tout en traçant un tableau saisissant et souvent cocasse de certains aspects de la vie indienne. A découvrir et à lire, pour un bon moment de plaisir littéraire...simple et authentique.

Le professeur d'anglais

R.K NARAYAN

En nous racontant l'étrange histoire, triste et' joyeuse à la fois, de Krishnan, ce professeur d'anglais resté seul avec sa petite fille après, la mort de sa femme, Narayan accomplit un véritable tour de force littéraire. Car le grand écrivain indien, à l'instar de son compatriote Satyajit Ray, nous prend par la main pour nous introduire insensiblement dans un monde de sérénité où le surnaturel se mêle au naturel et finit par se confondre avec la réalité. C'est le monde de Malgudi, cette petite ville de l'Inde du Sud où Narayan a situé toute son Oeuvre, qui n'existe sur aucune carte, mais qui bruit d'une existence riche à la fois de méditation, de repos et de volubilité.

Source : 10-18

Le mangeur d'hommes


Nataraj, modeste imprimeur, menait une vie paisible, occupé à imprimer étiquettes, faire-part et un long poème sur la vie du dieu Krishna que lui a remis un de ses clients poète. Et voilà cette douce existence perturbée par l'arrivée de Vasu, un colosse énergique et cynique qui va lui manger sa vie, envahir sa maison et l'encombrer de dépouilles d'animaux, et qui ira jusqu'à vouloir empailler l'éléphant sacré, lors de la fête en l'honneur du dieu Krishna au cours de laquelle le poète doit déclamer son oeuvre enfin imprimée...

Nataraj pourra-t-il se justifier auprès de la police, lui qu'on accuse de complicité, puis de crime ?
Une vision de l'Inde piquante d'ironie et d'humour.

Source : Le Livre de Poche Jeunesse

L’Ingénieux Mr. Sampath

R.K NARAYAN

« L’Ingénieux Mr. Sampath », paru en anglais en 1949, a pour point de départ la tentative faite par l’auteur quelques années auparavant de faire vivre une revue culturelle avec des moyens modestes. Le personnage principal du roman, Srinivas, est, lui aussi, rédacteur en chef d’un hebdomadaire indépendant et critique à l’égard des notables. Il est épaulé dans son travail par son imprimeur, Mr. Sampath. Sampath est un homme généreux, mais quelque peu fantasque. Lorsque ses ouvriers se mettent en grève, il persuade Srinivas de suspendre son journal pour s’associer avec lui dans une entreprise cinématographique qui finit mal à cause de leur manque de professionnalisme. Les échecs répétés du duo seront pour Narayan l’occasion de tirer des leçons sur la vie, sur la responsabilité des hommes dans la détermination de leurs destins.
Un beau roman que je vous conseille.

Le Conte de Grand-Mère


Cet ouvrage rassemble trois longues nouvelles qui ont pour thèmes le statut de la femme dans la société indienne, le rapport difficile des hommes avec l’argent, mais aussi l’écriture et ses limites. La narration de la grand-mère mise en scène dans le morceau éponyme du recueil ou la mutation de Veena, la romancière ratée de la troisième nouvelle, en auteur à succès de livres de recettes de cuisine apportent la preuve que la fiction de Narayan ne se réduit guère à Malgudi ou à des contes moraux que nombre de critiques ont mis en avant, à tort.

Le Guide

R.K NARAYAN

Porté à l’écran et adapté au théâtre à Broadway, ce livre raconte les heurs et malheurs d’un guide touristique dont les mensonges et les supercheries le conduisent en prison. A sa sortie, Raju se fait passer pour un mystique auprès des villageois naïfs qui l’ont accueilli. Mais ceux-ci ne tarderont pas à lui demander de donner des preuves de sa sainteté en les protégeant de la sécheresse qui les frappe...

Au cours des deux périodes importantes de sa vie, Raju est un guide. La plupart du temps, il est sans doute le guide le plus malhonnête qu’on puisse imaginer. Pour un simple guide touristique, il a connu beaucoup de choses : la pauvreté, la richesse, l’amour et la célébrité. Mais sa profonde avidité et sa grande faiblesse face à la corruption le poussent inévitablement vers la prison.

À sa sortie de prison, Raju n’a pas vraiment changé, et afin d’éviter les gens de la ville qui ne connaissent que trop son passé, il se réfugie dans un temple. Velan, un paysan du village, le rencontre au temple et voit en lui un homme sacré, sans doute en raison de sa grande barbe et de son éloquence (qui l’a toujours aidé dans ses affaires). Dans la misère affamée du village, Raju devient le Gourou local… Mais, quand l’histoire touche à sa fin, on en arrive à se demander si Raju n’est pas plus proche de Dieu que son passé ne le suggère. Avec cette charmante histoire (qui n’est arrivée en France qu’en 1990), Narayan, donne ici un superbe exemple de littérature indienne, en mêlant la simplicité, l’honnêteté, l’humour et l’ironie...

C'est un roman que j'ai beaucoup aimé, le premier que j'ai lu de Narayan et qui l'a fait découvrir. J'espère que vous le lirez à votre tour...

Dimanche 11 Février 2007
Fabienne-Shanti DESJARDINS


1.Posté par rotko le 16/03/2007 13:11
"En attendant le Mahtama", paru chez Belfond, présente un Gandhi familier, vu dans l’intimité de sa pensée, sensible à la personnalité de chacun, et cherchant à améliorer les conduites par une attitude morale - mais non moralisante.

Narayan adopte un regard semblable avec ses personnages : il montre leurs faiblesses, leurs hésitations, mais insiste surtout sur leur sincérité. Aucune ironie méchante ou destructrice, mais un humour qui les enveloppe avec tendresse. On les suit jusque dans leur malaise à exprimer leurs sentiments.

L’écriture simple et belle de Narayan, c’est la qualité de ce regard sur le Maître et les petites gens.

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