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C
Curcuma (épice) :
LE CURCUMA, à cause de sa belle couleur jaune dorée, est appelé safran des Indes, mais là s'arrête la comparaison avec le vrai safran, épice méditerranéenne par excellence, et qui est la plus chère au monde.

Comme le gingembre, le curcuma est une racine. De couleur orangée, elle devient jaune dorée après séchage. Le curcuma est cultivé en Inde, en Asie et en Amérique du Sud. Son arôme, boisé et très légèrement poivré, est la note de base de tous les currys indiens.

Sa belle couleur jaune orangée en fait un symbole sacré dans plusieurs religions orientales. La robe des moines bouddhistes est teinte dans une décoction de curcuma. Les jeunes filles tamoules s'imprègnent les mains et les pieds de curcuma en poudre lors de leurs fiançailles.
En effet la "cérémonie du safran" est une étape très importante dans le déroulement d'un mariage indien. La jeune fille, vêtue d'un sari couleur safran, les mains et les pieds eux aussi enduits de safran, reçoit, au cours d'une cérémonie religieuse, les onctions de safran de ses proches, pour la purifier au seuil de sa vie d'épouse.

VERTUS :

Les vertus thérapeutiques du curcuma sont décrites depuis très longtemps dans d'anciens traités de médecine indienne. Il possède des propriétés digestives en stimulant la sécrétion et l'excrétion de la bile, comme le gingembre. En Chine, on l'utilisait contre les douleurs abdominales et les ictères. Il aurait la propriété de dissoudre les calculs.
De plus, le curcuma est un puissant antibactérien.
C'est aussi un bon stimulant de l'appétit et un très bon reconstituant général.
Récemment, on a mis en évidence une activité antioxydante.




I
Instruments de musique : La pakhawaj :
C'est l'équivalent du mridangam pour l'Inde du Nord (musique hindoustanie). Le côté droit est accordé sur la tonique.

Instruments de musique : Les Tablas :
PCe sont les percussions de la musique Indienne par excellence. Les tablas accompagnent la musique chantée ou jouée surtout en Inde du Nord. Composés de deux petits tambours dont celui de droite est accordé sur la dominante ou la sous-dominante et celui de gauche sur la tonique, is se frappent aussi bien avec la paume de la main qu'avec les bouts des doigts, créant ainsi une grande variation dans les sons produits. Les passages solistes réclament une grande virtuosité.

Instruments de musique : La Flûte :
Généralement traversière et en bambou, la flûte n'est pas un instrument soliste depuis longtemps. Il a en effet été récemment élevé au rang d'instrument soliste par quelques grands interprètes. Le son mielleux et cotonneux qu'il produit donne un caractère très intime aux ragas.

Instruments de musique : La Tanpura :
La tampura est l'instrument qui maintient en bourdon constant la tonique dans toute la musique Indienne. Elle possède 4 à 6 cordes. Son rôle est fondamental pour la constitution de l'atmosphère sonore d'un raga. La répétition régulière de microtons définit le champ où va s'opérer l'improvisation du soliste.

Instruments de musique : La Veena :
La veena est un instrument ancien qui a donné naissance au sitar et au sarod. La famille des veenas comprend plusieurs instruments comme la rudra veena ou la veena carnatique
(aussi appelée bin ).

Instruments de musique : Le Mridangam :
Le Mridangam est un tambour horizontal et biface. D'après la mythologie, il a été créé par Shiva. C'est un instrument d'accompagnement surtout utilisé dans l'Inde du Sud.

Instruments de musique : Le shehnai :
Le shehnai est un instrument à cordes à anche double qui s'apparente au hautbois. Il a longtemps été considéré, tout come le sarangi, comme un instrument d'importance mineure dans la musique indienne. Il a longtemps été un instrument de fêtes, ou d'annonce de moments joyeux (naissance d'un fils, mariage, soixantième anniversaire... ). De nos jours il a toutefois gagné ses lettres de noblesse en montrant sa capacité à produire toutes les nuances délicates de la musique indienne. Le jeu du shehnai se caractérise par l'emploi de glissandos entre les notes, de longues tenues sur un seul souffle, de modulations rapide sur une note, de vocalises virtuoses. L'emploi de plusieurs shehnai dans un ensemble est également possible.

Instruments de musique : Le violon :
Il a été introduit en Inde il y a près de 450 ans, et a été vite adopté par les musiciens Indiens. Le violon s'avère en effet tout à fait adapté pour respecter les nuances et les éclats de la musique indienne avec la possibilité d'utiliser les microtons et la virtuosité qu'il permet de développer. Il est surtout utilisé en Inde du Sud

Instruments de musique : le Santoor :
Le santoor : instrument d'Inde du Nord, originaire du Cachemire. Il possède plus de 100 cordes tendues sur un rectangle creux et frappées avec deux petits maillets faits de noix.

Instruments de musique : le Sarangi :
C'est un instrument à cordes frottées par un arc. Le sarangi a 3 ou 4 cordes principales et 35 à 40 cordes résonnantes !!! Son nom dérive d'un expression signifiant "100 couleurs". Il se joue en faisant glisser le dos des ongles le long des cordes en boyau. Le sarangi est instrument d'accompagnement du chant mais peut être aussi un instrument soliste. Le sarangi n'a jamais joui d'une bonne réputation en Inde car il est associé aux danseuses, donc aux courtisanes. De plus, la difficulté redoutable que représente la maîtrise de cet instrument font que les sarangiyas (joueur de sarangis ) se font de plus en plus rares.

Instruments de musique : le Sarod :
C'est un instruments à cordes très ancien (on en a retrouvé des représentations datant du 1er siècle de notre ère). Construit d'une seule pièce en bois de teck, sa caisse de résonnance est recouverte de peau et ses 10 cordes métalliques sont grattées à l'aide d'un plectrum en noix de coco. Il possède aussi 15 cordes sympathiques mais n'a pas de frettes. L'instrument a connu plusieurs modifications au cours des siècles pour atteindre sa forme actuelle. Le son du sarod est plus chaud que celui du sitar.


Instruments de musique : le Sitar :
C'est le plus connu des instruments à cordes de l'Inde. Il a été popularisé en Occident par le grand Ravi Shankar entre autres. Il est utilisé depuis près de 700 ans et est dérivé de la veena. Par rapport à la veena, le sitar a des frettes mobiles et des cordes dont l'ordre est inversé. Il possède 20 frettes et 6 ou 7 cordes à jouer en dessous desquelles sont placées 19 cordes sympathiques. Les cordes sont grattées à l'aide d'un plectrum

L
La voix comme instrument de musique :
LA VOIX

Dans l'exécution d'un raga chanté, elle est considérée en Inde comme un instrument de musique. A tel point que, bien souvent les paroles sont tout à fait superflues. Le chanteur montre toute sa virtuosité sur une seule voyelle ou chante "sa ré ga ma pa dha ni sa", c'est-à-dire les notes chantées. D'autres fois, lorsque c'est le rythme qui importe, le chanteur utilise des codes rythmiques en guise de parole. Les chanteurs virtuoses utilisent parfois des figures de styles que l'on trouve dans le chant classique européen : port de voix, longues tenues, vocalises rapides. Mais d'autres figures de style sont tout à fait propres à la musique indienne et peuvent paraître bizarres pour l'auditeur novice qui découvre la musique indienne : ce sont par exemple des modulations très rapides de la voix qui donnent parfois l'impression de "chevrotement", il s'agit là d'un style de vocalise très virtuose et particulièrement prisé des chanteurs. On trouve aussi des glissements à partir d'une note, le même effet peut être produit avec un instrument à cordes en la poussant du doigt pour obtenir ce glissement vers l'aigu ou en la poussant et la relachant immédiatement pour obtenir un glissement vers l'aigu puis le retour vers la note de base. Cette dernière figure de style montre bien à quel point la voix en Inde peut se moduler comme un instrument de musique.

P
Prénoms indiens féminins :
Beaucoup de prénoms indiens sont inspirés des dieux hindous...En voici une liste non exhaustive avec leur signification

A

ADVIKA: céleste
AHALYÂ: épouse de Gautama
ASHA: espérance

B

BAIDEHI: Sita
BALA: petite fille
BHADRA: douce

C

CHAITALI: pleine de vigueur
CHARDRAKANTA: Lune
CHHAYA: ombre

D

DEVI: brillante
DEVIKA: petite déesse
DILSHAD: heureuse

E

ENAKSHI: yeux de biche
ESHA: désir
ESHANA: recherche

G

GEETA: chanson
GITANJALI: don de la chanson

H
HAMSA: monture de Brahma
HENA
HINA

I

ILÂ: animation, libation
INDIRA: splendeur
INDRANI: épouse d'Indra

J

JAYA: victoire
JAYANTI: la victorieuse
JOTHI: petite lumière qui monte
JUHI

K

KALI: déesse
KALINDA: montagne noire
KALYANI: belle

L

LALIMA
LÂKSHMÎ: prospérité, succès
LEELA: danse divine
LEKA
LEYA: lion

M

MAHIKA: terre
MALLIKA: jasmin
MUNIYA: oiseau

N

NAINA: les yeux
NEHA: pluie
NILANJANA: bleue

P

PARVANI: pleine Lune
PRIYA: bien aimée

R

RAKSHA: protection
RAMYA: belle
RESHNA: soyeuse

S

SAI: fleur
SATYA: vérité
SOHALIA: clair de Lune
SHANTI : Paix, sérénité
SUSHÎLÂ: aimable, belle

T

TANIMA: minceur
TARA: celle qui aide
TARIKA: petite étoile

U

ULULANI: inspiration divine
UMA: aurore
USHA: aube

V

VANHI: feu
VARSHA: pluie
VIDYA: connaissance

Y

YASHILA: célèbre
YASHNA: prière
YUVATI: jeune femme



S
Samsara ( concept religieux hindou) :
Krishna fut, comme Jésus et d’autres, messie, un envoyé, un avatar. L’hindouisme a ainsi exprimé très tôt une idée nouvelle, qui est que " la divinité s’incarne et se manifeste dans l’homme, pour aider et sauver l’humanité toute entière ". - Destinée humaine -

L’idée de délivrance de l’âme vers Dieu par la rédemption s’affirme progressivement, faisant de l’existence humaine un emprisonnement d’un principe spirituel dans la matière, ce qui entraîne la souffrance dont on ne sera libéré que par le libération de la matière. Bien avant le bouddhisme, l’hindouisme ressentit la mort comme une étape de l’existence, et comme la mort est la base d’une autre vie, la destinée humaine se passait comme une migration d’un être vivant à un autre, dans le va et vient des existences (Samsara). Mais l’élévation du sens moral et de la conscience conduisit rapidement à la notion de réincarnation liée à la conduite terrestre présente, bonne ou mauvaise : le karma, bilan des actes d’une vie, entraîne automatiquement les conditions de la réincarnation suivante, ou de la libération.
Il n’y a pas de jugement divin ! L’homme peut se libérer du karma par la connaissance ou par le détachement, la sérénité : c’est le Yogin. La libération totale (mukti) conduit au nirvana, qui est l’accomplissement par l’anéantissement dans la suprême réalité.


C    I    L    P    S