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 <title>Couleur Indienne</title>
 <subtitle><![CDATA[A Joly DESJARDINS, ma Maman tant aimée qui vient de nous quitter. Veille sur nous de là-haut, chère Maman adorée. ]]></subtitle>
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 <updated>2008-05-17T20:58:30+01:00</updated>
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   <title>Mailbox, un premier roman épistolaire sur l'Inde paru sur le net.</title>
   <updated>2008-01-05T20:33:00+01:00</updated>
   <id>http://www.couleur-indienne.net/Mailbox,-un-premier-roman-epistolaire-sur-l-Inde-paru-sur-le-net-_a271.html</id>
   <category term="Livres coup de coeur" />
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   <summary><![CDATA[Un roman épistolaire par email]]></summary>
   <published>2007-12-03T00:00:00+01:00</published>
   <author><name>livre@mailbook.eu</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>L'Inde des avatars</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/790134-967543.jpg" alt="Mailbox, un premier roman épistolaire sur l'Inde paru sur le net." title="Mailbox, un premier roman épistolaire sur l'Inde paru sur le net." />
     </div>
     <div>
      L'auteur français Luc Brunet a étonné le monde littéraire en publiant chez l'éditeur numérique canadien lulu.com un premier roman épistolaire dans lequel le classique échange de lettres est devenu un échange d'émail entre plusieurs personnages.       <br />
              <br />
       Revenant des obsèques d'un ami mort en Inde écrasé par une statue du dieu Ganesh, Kev lui envoie un dernier email qu'il sait devoir être sans réponse. Un email en retour arrive cependant d'Inde. Qui répond ? Un système automatique bien informé, un usurpateur ? C'est en Inde, le long du Gange, entre Haridwar et Bénarès que se trouve la réponse, pour les avatars hindous et occidentaux qui peuplent ces pages : Puck, adepte des modifications corporelles extrêmes, Ondine amoureuse déçue par les hommes, Viviane et Muirdun, couple soudé et lié par des jeux de cordes, Arthur, à la recherche d'une chose rare et ancienne se laissent emporter par le courant du fleuve, en Inde, où toute chose vraie est également fausse et où toute chose et son contraire absolu peuvent coexister.       <br />
              <br />
       Luc Brunet témoigne : » Après quelques mois passés en Inde, on est surpris de la familiarité de ce pays. Ces visages nous sont familiers. L'Inde est un intime étranger et même ses avatars nous rappellent nos anciennes divinités. »       <br />
              <br />
       Intitulé « Mailbox », le livre est une suite d'emails, un dialogue parfois sage, parfois déraisonnable, dans un pays peut-être à jamais incompréhensible.       <br />
       Un site web (http://www.mailbook.eu) complète le livre et apporte quelques références sur les avatars du livre.       <br />
       Une traduction anglaise du livre est prévue pour janvier 2008.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Loin de Chandigarth, de Tarun Tejpal</title>
   <updated>2007-08-22T23:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.couleur-indienne.net/Loin-de-Chandigarth,-de-Tarun-Tejpal_a263.html</id>
   <category term="Livres coup de coeur" />
   <photo:imgsrc>http://www.couleur-indienne.net/photo/imagette-700093-856332.jpg</photo:imgsrc>
   <summary><![CDATA[Je n'ai pas eu beaucoup le temps de lire ces temps-ci, mais j'ai toutefois eu l'occasion de lire un roman, et quel roman ! Il s'agit de Loin de Chandigarth, de Tarun Tejpal.]]></summary>
   <published>2007-08-16T12:33:00+01:00</published>
   <author><name>Fabienne-Shanti DESJARDINS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>L'histoire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/700093-856332.jpg" alt="Loin de Chandigarth, de Tarun Tejpal" title="Loin de Chandigarth, de Tarun Tejpal" />
     </div>
     <div>
      <font size=2> <br>L'histoire se passe en Inde du nord à la fin des années 1990, dans les contreforts de l'Himalaya. <br>
Depuis quinze ans, un journaliste et son envoûtante femme Fizz vivent une intense passion amoureuse entre Chandigarh et Delhi, une passion où le sexe est important. Mais une étrange découverte dans leur vieille maison, accrochée aux contreforts de l'Himalaya, fait basculer leur couple. Soixante-quatre épais cahiers reliés de cuir livrent les secrets de Catherine, une intrépide aventurière américaine qui fut la précédente propriétaire de la maison, et qui est à présent décédée. Subjugué par la lecture de ces carnets très intimes, le narrateur s'éloigne peu à peu de Fizz, car son désir pour elle meurt peu à peu, au fur et à mesure qu'il avance dans le récit de leur auteur. <br><br>

Le journal de Catherine l'entraîne à Chicago, Londres et Paris au tournant du XXème siècle, puis dans le tourbillon de l'histoire de l'Inde à la veille de son indépendance. Il lui apporte aussi les clefs des énigmes que renferme l'alchimie du désir et de l'amour.<br>

Porté par une écriture forte et quasi incantatoire, sans concession pour les nostalgies de l'orientalisme, et traversé par un érotisme puissant, voici comment on peut décrire ce roman.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Analyse du roman et mon avis</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Il est difficile de parler du roman, mais croyez-moi il marque le lecteur. <br>L'histoire ? Un emboîtement d'histoires, de mises en abîme, avec une architecture d'écriture limpide, avec comme cadre l'Inde. L'Inde d'aujourd'hui, moderne, bien loin des clichés occidentaux faciles, des épices et des  films Bollywood. C'est ici une Inde des contradictions et des paradoxes, des traditions et du progrès. Une Inde héritière de l'indépendance, des aléas de la démocratie pour un peuple encore pétri de coutumes six fois millénaires. Une Inde des villes fourmilières pressées face aux campagnes immuables, mais mourantes&#8230; Et cette vision du monde, tellement différente de celle que nous connaissons ici en Occident. D'ailleurs, en passant, à propos d'Occident, le livre lui lance des piques plein de bon sens. <br>
L'Inde présente dans le livre c'est une Inde avec autant de mondes que de regards, même chose que dans la réalité de ce pays qui est plusieurs pays à la fois..
<br><br>
Par l'intermédiaire de ses personnages, Tejpal démonte un pays continent d'une complexité effarante, relevant aujourd'hui le défi de la modernité&#8230; Ce roman respire l'Inde à plein nez, à pleins mots, à pleines impressions. On est submergé, bouleversé, remué mais on n'est jamais mal à l'aise, peut-être un peu décalé cependant parfois. <br><br>
Dans ce décor démesuré, s'enchevêtre l'histoire d'un amour fou au sein 
d' un couple d'indiens « occidentalisés », qui voit leurs désirs s'estomper face à la découverte des carnets de Catherine&#8230;Irraisonnable, excessive et illimité est, comme il se doit, l'amour entre la belle musulmane Fizz et le narrateur hindou, sur fond de partition indo-pakistanaise. Irrationnels, deviennent, au regard déformant de leur passion, les lieux qu'ils habitent, ou traversent. Complètement fous sont souvent les personnages qu'ils acceptent dans leur champ de vision. Bousculées, renversées, annihilées sont toutes les barrières, religieuses, sociales, économiques, géographiques, qui se dressent au travers de leur chemin de passion. Sans borne sont l'exploration et les ressources du corps de Fizz. 
pour le narrateur. Ce dernier, écrivain raté, perd à la fois le désir d'écrire et celui du corps de Fizz. On suit son désespoir à lui au fur et à mesure de ses découvertes au fil de sa lecture et au fur et à mesure de sa perte de désir pour Fizz. Mais il ne faut pas trop en dire, trop raconter.
Il faut aimer les livres passionnés pour lire cet ouvrage avec passion et l'aimer.
<br><br>

Le récit, bien que passionnant, n'est presque qu'accessoire. De plus s'il fallait faire un résumé strict des 350 premières pages, il ne se passe rien de concret dans l'action&#8230; Qu'importe, cette accumulation de détails, de retours en arrière, associés à la verve du narrateur transporte le lecteur dans une un ailleurs », dépaysant, suranné et corrosif à la fois&#8230; Tous les personnages secondaires sont hauts en couleur et ont chacun une leçon passive à nous apprendre sur la nature humaine. Quand l'histoire démarre enfin, c'est presque trop tôt, on a peur de voir le récit se perdre dans une intrigue quelconque&#8230; Mais ce n'est pas le cas, heureusement. On est transporté dans un tourbillon de désir et d'amour fou, dément, le sentiment étant, dans le roman, la vraie intrigue qui cimente le tout. Car si le titre français est « Loin de Chandigarh », le titre original est « The Alchemy of desire », plus proche de l'esprit du roman, quoique le titre français ne soit pas saugrenu, ni anachronique. Les deux titres sont complémentaires en fait.
<br><br>

D'ailleurs le roman commence par cette phrase «  L'amour n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres, c'est le sexe » et s'achève par cette phrase « «  Le sexe n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres, c'est l'amour ».  Le roman est donc aussi un parcours initiatique, un chemin long et douloureux à parcourir pour aller du sexe à l'amour.
Pour raconter ce voyage, Tarun Tejpal, qui a pris 20 ans pour écrire ce roman, son premier, surfe avec grâce, sensualité, légèreté même parfois sur les vagues de sa sensibilité, de ses connaissances et de sa culture, nous livrant une &#339;uvre forte, riche et jamais vaine, sans jamais aucune lourdeur ou pesanteur. 
<br><br>
J'ai retrouvé un plaisir fou, à la lecture de ce livre, à savourer la lecture à haute voix, mais aussi le plaisir d'apprécier une belle écriture (le lire en version originale doit être génial, je vais essayer de la trouver). La traduction est excellente.
Chaque ligne presque, chaque mot à peu près, est évocateur. Vous ne trouverez pas dans ce livre une quelconque philosophie existentielle déclarée. Mais inévitablement vous y apporterez un peu de vous-même au départ, pour vous le réapproprier à la fin de la lecture, et vous serez incontestablement enrichi par ce voyage.
<br><br>
Lisez donc « Loin de Chandigarth », de Tarun J Tejpal, qui vient de ressortir en poche en France. Je vous garantis un plaisir unique de lecture. Un bémol cependant, c'est que ce livre a une fin, on voudrait qu'il soit interminable...

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'auteur</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Journaliste, critique littéraire et essayiste depuis plus de vingt-deux ans. Tarun J Tejpal est très admiré en Inde. En 2002, Business Week distingua Tarun T Tejpal comme l'un des cinquante leaders du changement en Asie. <br> <br>
Il dirige l'hebdomadaire d'investigation indien "TEHELKA", dont les enquêtes sur la corruption du gouvernement indien, ou le tourisme sexuel à Goa, ont fait scandale en Inde - et manqué lui coûté la vie. À 45 ans, il est aussi l'éditeur d'Arundathi Roy, et écrivain. Son premier roman, " Loin de Chandigarh " (Buchet-Chastel), est une &#339;uvre importante dans la littérature Indienne du 21 ème siècle et un vrai best seller international salué par le prix Nobel V.S Naipaul. Il est paru en 2005 et il lui a fallu 20 ans pour l'écrire. <br>
Un succès en Inde mais aussi en Occident, qui ont fait de Tarun Tejpal un des invités d'honneur du récent Salon du Livre à Paris cette année en 2007.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Un numéro hommage à ma Maman</title>
   <updated>2007-08-25T19:11:00+01:00</updated>
   <id>http://www.couleur-indienne.net/Un-numero-hommage-a-ma-Maman_a262.html</id>
   <category term="Edito" />
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   <summary><![CDATA[Chers abonnés Couleur Indienne et amoureux de l’Inde passant par là, vous allez sans doute trouver cet edito un peu confus et triste, pardon mais c’est l’état dans lequel je me trouve. Comme l’indique la dédicace de cette page, j’ai perdu ma mère, l’être le plus important de toute ma vie. Elle est partie brusquement un soir de mai et depuis j’essaie de faire mon deuil… pas évident. J’ai failli arrêter Couleur Indienne, pour moi ça n’avait plus de sens. Je n’ai pas seulement perdu ma maman, mais aussi toute une tradition indienne avec elle, comme un peu une partie de mon identité indienne. Maman portait le sari, cuisinait indien, était indienne jusqu’au bout des ongles, même si elle vivait entre France et Inde avec mon père…C’est ici d’ailleurs en France que son cœur s’est arrêté de battre. Je n’en dirais pas plus, les mots sont insuffisants à traduire le chagrin, la douleur de la perte d’un être cher. Mon émotion est là, douloureuse, intacte et les mots qu’on pourrait y poser pour essayer de l’expliquer sont superflus. ]]></summary>
   <published>2007-08-16T11:31:00+01:00</published>
   <author><name>Fabienne-Shanti DESJARDINS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/700035-856281.jpg" alt="Un numéro hommage à ma Maman" title="Un numéro hommage à ma Maman" />
     </div>
     <div>
      <font size=2> <br>Alors c'est de l'Inde que je voudrais vous parler, comme je le fais toujours depuis  5 ans. Le numéro d'été sort bien en retard à cause de ce drame, pardon. Mais dois-je m'excuser ? Je vous le disais plus haut, ce numéro a failli ne pas voir le jour&#8230;Pourquoi continuer ? Et puis je me suis dite qu'il fallait que je continue non seulement  pour ma mère, mais aussi mon père,(qui est encore là). Tous deux  m'ont inculqué des valeurs fortes et m'ont transmis mon identité franco-indienne, franco-pondichérienne, et leur amour. C'est au nom de tout cela, et au nom de cette quête que je mène depuis 5 ans par le biais de ce site pour  me rapprocher de ma couleur indienne qu'il fallait que je continue. Pour la mémoire de ma mère, en hommage à tout ce qu'elle m'a donné, en hommage à son amour, sa beauté...au nom de mon père aussi, de ma soeur, de mon frère, ma belle-soeur et ma nièce qui lui ressemble tant. <br> <br>
Ainsi <b>les recettes de Joly</b>, contribution très aimante de ma chère maman et qui en était fière, continuera à exister, plus que jamais avec d'autres recettes indiennes que j'espère vous essaierez de réaliser à votre tour, avec votre petit plus à vous (car c'est bien connu un plat a un goût différent selon le cuisinier, même s'il suit la recette à la lettre&#8230;il y met toujours une dose de lui-même, un brin d'amour supplémentaire, un secret&#8230;Les plats indiens que je goûterai, que ma famille goûtera n'auront plus jamais le goût de ceux de Maman, c'est triste mais c'est ainsi&#8230;). Ce mois-ci j'ai sélectionné trois recettes délicieuses, que ma mère cuisinait divinement bien. Je vous invite à les découvrir »<br><br>
Dans la rubrique <b> « Evènement » </b> , vous découvrirez le travail de photographes indiens dans le cadre des Rencontres Photographiques d'Arles.<br><br>
Dans la rubrique  <b>Impressions</b>, vous aurez le plaisir de lire un nouvel article écrit par Sougata Battacharya, qui nous raconte cette fois-ci sa ville de Kolkata.
Vous y trouverez aussi un article, déjà paru mais que j'ai remanié, sur mon voyage à Agra avec ma mère, un des plus beaux souvenirs, nombreux, que j'ai avec elle.<br><br>
La rubrique <b>Carnet de Route</b>, je vous propose de redécouvrir un extrait du Carnet de Voyage de Phil (hôte quasi permanent de Couleur Indienne depuis plus d'un an), il s'agit de Gwalior. <br><br>
Phil, justement, vous le retrouvez en <b>interview</b> dans ce numéro, un entretien très intéressant où il nous explique comment il fait ses carnets de voyage&#8230;Il est entrain d'en commencer un troisième sur l'Inde car il s'y  trouve actuellement. Coucou Phil.<br><br>
La <b>personnalité</b> mise en avant dans ce numéro d'été est un styliste de Goa, Wendell Rodricks, que j'ai eu le plaisir de rencontrer lors de son passage à Paris (grâce à l'aimable concours de Véronique, actuellement en Inde elle aussi, coucou Véronique). Il m'a parlé de son travail et de sa conception du stylisme et de la mode.<br><br>
Dans <b>les livres coup de c&#339;ur</b>, j'ai lu pour vous « Loin de Chandigarth »de Tarun Tejpal. Un grand roman, magnifique, plein d'émotions ... un livre primé et devenu best-seller mondial...et un roman d'aventures, intelligent, fort, très bien écrit, qui se passe à Bombay et basé sur une histoire vraie, intitulé "Shantaram" par un auteur Australien qui va devenir un film avec dans le rôle principal Johnny Depp et avec Amitabh Bachan (un beau duo d'acteurs non ?).<br><br>
Enfin le <b>portrait de femme </b> de ce numéro d'été, c'est celui d'une artiste, chanteuse et musicienne pop d'origine indienne, du Tamil Nadu, comme ma famille et qui s'appelle Susheela Raman. 
<br><br>
A bientôt pour le prochain numéro de Couleur Indienne d'automne&#8230;
<br><br>
Bonne lecture.
En toute Couleur Indienne.

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Shantaram, de Gregory David Roberts</title>
   <updated>2007-08-17T15:35:00+01:00</updated>
   <id>http://www.couleur-indienne.net/Shantaram,-de-Gregory-David-Roberts_a264.html</id>
   <category term="Livres coup de coeur" />
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   <summary><![CDATA[Autre livre que je vous invite à découvrir. C'est un roman d'aventures, qui se passe en Inde et qui est écrit par un auteur australien. Une fantastique saga à découvrir et à lire sur une plage ou pour rêver...une aventure humaine, philosophique avec une bonne pincée d'aventures, voilà de quoi passer un bon moment de lecture.]]></summary>
   <published>2007-08-15T17:07:00+01:00</published>
   <author><name>Fabienne-Shanti DESJARDINS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>L'histoire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/700309-856592.jpg" alt="Shantaram, de Gregory David Roberts" title="Shantaram, de Gregory David Roberts" />
     </div>
     <div>
      <font size=2> <br> « Il m'a fallu du temps et presque le tour du monde pour apprendre ce que je sais de l'amour et du destin, et des choix que nous faisons, mais le coeur de tout cela m'a été révélé en un instant, alors que j'étais enchaîné à un mur et torturé. Je me suis rendu compte, d'une certaine façon, à travers les hurlements de mon esprit, qu'en dépit de ma vulnérabilité, de mes blessures et de mes chaînes, j'étais libre : libre de haïr les gens qui me torturaient, ou de leur pardonner. Ca n'a pas l'air d'être grand chose, je sais. Mais quand la chaîne se tend et entaille la chair, quand c'est tout ce que vous avez, cette liberté est un univers entier de possibles. Et le choix que vous faites entre la haine et le pardon peut devenir l'histoire de votre vie. » <br><br> 
Ainsi commence ce livre fleuve, avec ces premières lignes, très bien écrites, qui présagent de la qualité de l'écriture du roman, un ouvrage phénoménal, authentique et généreux, qui possède tout ce qu'on voudrait trouver dans un roman, aventure, amour, amitié, suspense, dépaysement, voyage etc... : « Si on me demandait de quoi parle ce livre, il me faudrait répondre : de tout, absolument tout », en dit Pat Conroy. Et ce "tout" est déjà contenu dans la première page, qui compte, à mon avis, certainement parmi les meilleures jamais écrites en littérature contemporaine.<br><br>
Roman d'aventures, d'amour, d'amitié, de guerres, roman de l'exil, Shantaram est l'histoire d'une rédemption, celle-là même de l'auteur : glissé dans la peau de Lin, un homme en cavale évadé d'une prison australienne de haute sécurité, venu se réfugier en Inde, à Bombay, où il espère bien "disparaître"...<br><br>
Ce qu'il va vivre dix ans durant fera de lui un homme revenu de tout, néanmoins habité par la paix, état suprême de la liberté. Cette paix, Grégory David Roberts réussit à nous la transmettre, nous, lecteurs, nous empoignant le coeur pour en extraire le meilleur.
<br><br>
Résumé : <br>
Un Australien héroïnomane s'échappe d'une prison haute sécurité après avoir été arrêté pour un casse. <br>
Bombay, années 1980. Lin, un jeune homme venu d'un pays lointain, recherché par toutes les polices parce qu'il s'est évadé d'un quartier de haute sécurité, plonge, après avoir rompu les attaches avec son passé, dans un monde inconnu et dangereux qui peut le détruire ou lui rendre sa dignité d'être humain. Shantaram, c'est à la fois l'histoire d'un amour - qui unit et déchire tour à tour Lin et la belle et mystérieuse Karla -, celle d'une ville - où se heurtent la misère des bidonvilles, l'argent, la prostitution, la violence mais aussi la fraternité -, celle enfin d'un gang mafieux tout-puissant dirigé par le redoutable Abdel Khader Khan, que Lin finira par aimer comme un père... <br>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'auteur</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br> Shantaram est en partie basé sur les propres aventures de l'auteur. En effet, ce livre énorme, roman-fleuve à la manière indienne et Bollywood est à l'évidence autobiographique. <br><br>
Qui est Gregory David Roberts ? Il est né à Melbourne, en Australie. Étudiant doué pour l'écriture, il sombre dans la dépendance à l'héroïne lorsque son mariage s'écroule et qu'il perd la garde de sa fille. Coupable d'une série de vols réalisés à l'aide d'un faux pistolet, il devient célèbre sous le nom de « Gentleman Bandit ». Il est condamné à dix-neuf ans de prison, mais s'évade et passe dix de ses années de fugitif à Bombay. Il est finalement repris en Allemagne, et purge la fin de sa peine dans ce pays ainsi que dans les prisons australiennes.<br><br>
À sa libération, il monte avec succès une entreprise consacrée au multimédia et, depuis la publication de Shantaram dans le monde entier, se consacre à plein temps à l'écriture. Un livre phénomène traduit dans 17 pays, meilleure vente de tous les pays où il est déjà sorti (plus de 250 000 exemplaires vendus en Australie, 50 000 en Italie). Il aurait écrit son livre de sa geôle australienne justement. Il y raconte ses dix années passées à Bombay : ses combats, ses amours, sa lutte quotidienne pour la vie et la liberté. Sa peur d'être démasqué et repris. Sans misérabilisme, il décrit le slum (bidonville) où il a habité, et ces pages-là sont toutes empreintes d'humanité et d'émotion. Roberts a parfaitement senti et compris l'Inde. 






     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une prochaine adaptation au cinéma</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/700309-856599.jpg" alt="Shantaram, de Gregory David Roberts" title="Shantaram, de Gregory David Roberts" />
     </div>
     <div>
      <font size=2> <br>Livre magnifique, saisissant, aux personnages inoubliables, qui pose l'éternel problème de la faute et de la rédemption, best-seller mondial, Shantaram sera bientôt porté à l'écran, avec Johnny Depp dans le rôle titre et aussi en producteur. On devrait aussi trouver au casting le très grand acteur Indien, star Bollywood mais aussi de films plus intimes, Amitabh Bachan. Le film sera mis en scène par Mira Nair. 
Belle distribution !
La sortie du film est prévue en 2008. Couleur Indienne vous tiendra au courant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le Taj Mahal enfin...</title>
   <updated>2007-08-19T12:57:00+01:00</updated>
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   <category term="Impressions" />
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   <summary><![CDATA[Mon voyage en Inde l'année dernière, s'est bien passé. J'étais heureuse d'y aller après 5 ans. Une fois dans l'avion, je me suis rendue compte à quel point j'aspirais à retourner dans ce pays, berceau de mes origines...J'avais hâte d'y arriver, surtout que cette année j'avais décidé de visiter  un petit bout de Rajasthan avec Maman, chose que je n'avais jamais faite et par dessus tout j'allais voir le Taj Mahal que je rêvais de voir depuis petite fille... J'avais aussi projeté d'aller à Delhi, où Shuchi Krishan, la peintre que j'ai interviewé sur Couleur Indienne il y un an, nous avait invité très gentiment ma mère et moi. De là nous partirions faire notre périple en Rajasthan...Jaïpur, Agra et le Taj Mahal, notre but ultime.
Ce monument est le symbole de l'Inde et beaucoup d'indiens ne l'ont jamais vu...et nous en rêvions ma mère et moi. Pour moi, il restera à jamais lié à ma tendre Maman, aujourd'hui disparue.
L'Inde est si vaste, six fois la France ai-je lu...De mon point de chute, Pondichéry, la ville d'où ma famille est originaire, jusqu'à là-bas, il y avait presque 1000 kilomètres, le bout du monde pourtant dans le même pays...
J'ai passé d'excellents moments à Pondichéry et au Tamil Nadu, mais je vous raconterai cela une prochaine fois...Mes notes ne sont pas encore bien remises en ordre,excusez-moi.
Je vais d'abord vous raconter notre "rencontre" avec le Taj Mahal...J'avais d'ailleurs promis de vous le raconter...Voici donc mes impressions sur ce monument.]]></summary>
   <published>2007-08-15T09:43:00+01:00</published>
   <author><name>Fabienne-Shanti DESJARDINS</name></author>
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    <![CDATA[
     <div><b>10 aout 2006 : Visite du Taj Mahal</b></div>
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      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/476287-592768.jpg" alt="Le Taj Mahal enfin..." title="Le Taj Mahal enfin..." />
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      <font size=2> <br>Après bien des péripéties : un long voyage en voiture de Delhi jusqu'à Agra avec un chauffeur qui ne parlait qu'hindi, et qui nous a fait arriver au Taj un vendredi, jour de fermeture, et après une longue quête pour trouver un hôtel sur place afin de ne pas manquer l'ouverture du monument, le lendemain&#8230;  nous voici enfin aux abords du Taj.
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Il est 9h30, il y a encore du monde. Le prix de l'entrée est de 750 rps pour les étrangers, les Occidentaux, et 20 roupies pour les indiens. Comme ma mère et moi, nous faisons couleur locale avec nos origines indiennes, malgré nos passeports bien français, nous décidons de payer le tarif « indien ». Mal nous a pris, car avant l'entrée, nous sommes fouillées par des officiels qui découvrent nos pièces d'identité française et nous intiment gentiment l'ordre de faire demi-tour vers le guichet afin de repayer la somme correspondant à notre « statut », avant de se raviser, après avoir entendu maman, si angoissée priant en tamoul,  et de nous proposer, au lieu des 1400 roupies que nous aurions du acquitter, de lui payer de la main à la main, l'unique somme de 700 roupies pour deux. Dans notre hâte de clore l'affaire et surtout notre profonde envie de nous retrouver enfin face au mausolée tellement rêvé, nous acceptons ce marché.  15 euros pour deux, c'était tout à fait abordable du reste. Et  puis ce n'est pas tous les jours qu'on se retrouve au pied du Taj Mahal !
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Nous passons une espèce de porche sombre derrière lequel la blancheur du Taj nous paraît encore plus lumineuse&#8230; C'est une apparition, que même les nombreuses photos, toujours les mêmes, les livres, les mythes sur le monument ne nous avait pas préparé à recevoir ainsi. Inévitablement, maman et moi nous sommes touchées en plein c&#339;ur par tant de majesté et de beauté&#8230;cet édifice devenu symbole, représentation internationale de l'Inde et que nous voyions en vrai pour la première fois. Le choc, mais dans le bons sens&#8230;
Et malgré les nombreux touristes, nous ressentons une sérénité, une vraie paix en face du Taj, comme si les autres visiteurs n'étaient que des mirages et que nous étions toutes les deux les uniques convives de ce lieu magique.



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      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/476287-593321.jpg" alt="Le Taj Mahal enfin..." title="Le Taj Mahal enfin..." />
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      <font size=2> <br>Tout contribue à l'emphase des sentiments et des mots pourtant impuissants à décrire vraiment cette merveille architecturale, classée au patrimoine de l'humanité.  Déjà rien que le fait que le Taj, splendide mausolée de marbre blanc, soit posé sur un socle, comme pour lui donner une assise aérienne, impressionne les sens et l'imagination&#8230; <br><br>
On dirait un palais magique qui ne repose pas sur la terre, mais qui flotte dans les airs, comme dans les contes de fées...La féerie du lieu accentuée par le reflet du Taj dans le canal qui le borde&#8230;Le splendide parc auquel il s'adosse et qui s' agrémente d'une végétation irréprochable : les cyprès taillés de près gardiens alignés impeccables autour du bassin&#8230;Enfin les lignes parfaites des quatre côtés du mausolée parachève cette impression de perfection, cette émotion forte qui nous étreint à la vue du joyau qu'est le Taj Mahal, incarnation de l'amour infini et éternel d'un homme pour une femme.
Ne sachant ni peindre, ni dessiner, je ne peux capturer les images du monument que par mon petit appareil photo numérique&#8230;Je suis une touriste comme les autres et je mitraille le lieu comme pour graver à jamais dans ma carte mémoire l'irréalité de ce monument&#8230;Je prends maman devant, sur le fameux petit banc sur lequel Lady Di il y a des années avait elle aussi été photographiée vêtu de rose, photo immortelle d'une princesse qui semble-t-il exprimait sur le cliché sa profonde solitude (sic). Pour nous, plus humblement c'était le témoignage que nous avions approché le Taj Mahal dont nous avions tant rêvés et nous le transformions en un souvenir confirmé par l'image enregistrée. Mais l'impression et le souvenir demeure immuable dans mes souvenirs et ma mémoire, encore plus maintenant d'ailleurs depuis que ma mère s'en est allée, &#8230;une image propre et personnelle du lieu que nul cliché ne serait capable de renvoyer, un Taj Mahal intérieur, mon Taj Mahal intérieur...<br><br>
Puis nous nous balladons dans le parc, nous asseyons sur un banc à l'ombre d'un arbre que je ne reconnais pas&#8230;et respire la sérénité de l'endroit tout en gardant les yeux fixés sur le l'impressionnant monument&#8230;<br>
Maman est dans ses pensées, elle aussi, nous nous tenons la main en silence&#8230;<br> <br>

Deux heures après, à regret, nous tentons de regagner notre rickshaw qui nous ramènera à notre taxi&#8230;pour la suite de notre périple au Rajasthan&#8230;direction Jaïpur.
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Nous étions bien si bien ce jour là, je sais que tu étais heureuse de voir le Taj, tu en rêvais aussi...Je suis si fière d'avoir vécu cet instant avec toi Maman. Je suis fière d'être ta fille, et ça ça ne changera jamais... j'espère juste devenir digne de toi un jour.
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Je reviendrai à Agra un jour, j'espère au clair de lune, au crépuscule ou à l'aurore pour voir à nouveau le Taj Mahal auréolé de nouveaux reflets et lumière&#8230;Il paraît que c'est à ces heures que le Taj est le plus beau ! Quand j'y reviendrais, Maman, ton souvenir illuminera encore plus le marbre blanc de ce monument exceptionnel et le Taj deviendra alors, exceptionnellement, pour moi le mausolée célebrant mon amour de fille pour toi, à jamais.



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